Dormir pour prévenir le cancer… mais à une condition…

Résistance à l’insuline > pré-diabète – diabète

Chez un individu sain, l’insuline, sécrétée par le pancréas, permet l’utilisation du sucre par les cellules ou son stockage si le sucre est présent en excès.
Chez une personne atteinte de diabète de type 2, l’insuline perd d’abord de son efficacité (ou de sa sensibilité), on parle alors de résistance à l’insuline. Mais dans un premier temps, l’organisme réagit à cette situation et compense en sécrétant une quantité d’insuline plus importante. Cette surproduction d’insuline va d’ailleurs augmenter le stockage de gras dans le tissu adipeux.

Dormir pour maigrir…

En un siècle, nous avons perdu plus de deux heures de sommeil par nuit. Alors que dans les années soixante, une nuit de sommeil moyenne comportait environ huit à huit heures trente, la population dormirait aujourd’hui moins de sept heures par nuit, voire moins de six heures parfois. Certains rognent volontairement sur leurs heures de sommeil par des sorties, du travail tardif, un agenda surchargé ou encore des soirées scotchés devant un écran de télévision ou d’ordinateur. D’autres aimeraient dormir plus mais souffrent de troubles du sommeil rongés par le stress et les problèmes, les abus d’alcool ou de caféine, des repas trop lourds et/ou trop riches en graisses, tant de facteurs qui contribuent à détériorer la qualité du sommeil. Il est encore plus inquiétant de constater que cette diminution du nombre d’heures de sommeil concerne également les enfants et touche toutes les populations du monde.

Raccourcissement des télomères et … de l’espérance de vie

La vitesse de raccourcissement des télomères

A chaque division d’une cellule une partie non codante des gènes qui sert de capuchon aux chromosomes, se raccourcit. Elle ne peut pas être restaurée par les systèmes classiques de réparation de l’ADN, mais par une enzyme spéciale, la télomérase.

la télomèrase, découverte par Elisabeth Blackburn, de l’Université de Californie à San Francisco (qui a été récompensée pour cela par un Prix Nobel de Médecine en 2009), permet de restaurer la longueur des télomères.

Lorsque les télomères sont trop courts, la cellule passe en quiescence/sénescence, ne se divise plus ou meurt.

La longévité de différentes espèces de mammifères et d’oiseaux est corrélée à la vitesse de raccourcissement de ces télomères.